Les États-Unis ont imposé des sanctions à Joseph Kabila, ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), l’accusant de soutenir le groupe rebelle M23, actif dans l’est du pays et opposé au gouvernement en place.
Washington affirme que cette décision s’inscrit dans le cadre des efforts visant à rétablir la paix en RDC. Les autorités américaines soulignent également qu’il s’agit d’un signal fort : toute personne qui entraverait les initiatives de paix devra en répondre.
Dans un communiqué officiel, le Département du Trésor des États-Unis a annoncé le gel de tous les avoirs de Joseph Kabila situés sur le territoire américain. Il est en outre interdit aux citoyens américains ainsi qu’aux entités sous juridiction américaine d’entretenir des relations commerciales ou financières avec lui ou avec des entreprises qu’il contrôle.
Les États-Unis accusent l’ancien chef d’État de soutenir le M23 dans le but de déstabiliser la sécurité de son propre pays.
Le gouvernement congolais a salué ces sanctions. Dans un message publié sur le réseau social X, son porte-parole, Patrick Muyaya, a qualifié cette mesure de « nouvelle étape importante dans la lutte contre l’impunité » et de geste en faveur du respect de la souveraineté de la RDC.
Par ailleurs, Washington accuse également le Rwanda d’apporter un soutien au M23, notamment en fournissant des troupes, du matériel, un encadrement et une assistance logistique — des accusations que Kigali rejette. Au début du mois de mars de cette année, les États-Unis ont d’ailleurs imposé des sanctions contre les Forces de défense rwandaises (RDF) ainsi que contre quatre généraux, dont le chef d’état-major.
L’année dernière, une juridiction militaire en RDC a condamné Joseph Kabila à la peine de mort par contumace, le déclarant coupable de trahison.
Âgé de 54 ans, Joseph Kabila n’a pas encore réagi publiquement à ces sanctions. Il avait auparavant nié tout soutien au M23. Toutefois, en mai de l’année dernière, après plusieurs années d’exil volontaire, il a été aperçu dans la ville de Goma, dans l’est du pays, actuellement contrôlée par le M23.
Joseph Kabila a dirigé la RDC pendant 18 ans avant de quitter le pouvoir en 2019, à l’issue de la première transition pacifique depuis l’indépendance du pays en 1960.




