L’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) a appelé la communauté internationale à intervenir face à ce qu’elle décrit comme un présumé plan d’extermination visant la communauté banyamulenge dans l’est de la République démocratique du Congo.
Dans un communiqué publié vendredi, le mouvement affirme que la suspension de l’accès à Internet dans la ville d’Uvira et ses environs, dans la province du Sud-Kivu, visait à dissimuler des préparatifs de répression. Il évoque la diffusion de discours de haine, d’appels à la violence et d’actes ciblant, selon lui, des civils banyamulenge.
L’AFC/M23 accuse les autorités de Kinshasa de violations des engagements de cessation des hostilités, notamment des accords destinés à protéger les populations civiles dans l’est du pays. Le mouvement dénonce également des restrictions aux libertés fondamentales, dont le droit à l’information et à la communication, estimant que la coupure d’Internet a empêché les civils de lancer des alertes et les médias de documenter les faits.
Le groupe appelle les Nations unies, l’Union africaine, l’Organisation internationale de la Francophonie ainsi que les organisations de défense des droits humains à mener des enquêtes indépendantes et impartiales. Il demande le rétablissement immédiat des communications, une protection accrue des civils et une implication plus ferme de la communauté internationale afin d’éviter une aggravation de la crise sécuritaire dans l’est de la RDC.




