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Cardinal Timothy Radcliffe en Ukraine: un message d’espérance et de prière au cœur de la guerre

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Le cardinal dominicain Timothy Radcliffe s’est confié à Vatican News au sujet de sa visite en cours en Ukraine, soulignant l’importance de la prière et de l’espérance chrétienne en temps de guerre.Par le Père Mariusz Krawiec, SSP

Le cardinal Timothy Radcliffe effectue actuellement une visite en Ukraine, pays durement touché par la guerre, afin d’exprimer son soutien et sa solidarité à l’Église locale ainsi qu’aux communautés de l’Ordre des Prêcheurs.

Arrivé à Kyiv le 27 février, il a rencontré l’évêque Vitalii Kryvytskyi du diocèse de Kyiv-Jytomyr et s’est recueilli devant un mémorial provisoire érigé en hommage aux soldats tombés au combat. Du 28 février au 1er mars, il a prêché une retraite spirituelle centrée sur la prière du « Notre Père ». Il poursuivra ensuite son séjour de deux semaines en rendant visite à ses frères dominicains. Dans un entretien accordé à Vatican News, il a partagé ses premières impressions et insisté sur la nécessité, pour les chrétiens, de prier et de demeurer dans l’espérance face à l’incertitude et aux souffrances engendrées par la guerre.

Interrogé sur la signification de sa présence en Ukraine, le cardinal Radcliffe a exprimé sa grande joie de revenir dans un pays qu’il avait déjà visité il y a trente ans. Invité par ses frères dominicains, il a accepté avec reconnaissance. Il a expliqué que chaque visite dans un pays marqué par la souffrance est pour lui une occasion d’apprendre. Il est venu non seulement pour soutenir, mais aussi pour recevoir et apprendre de ceux qui vivent l’épreuve.

Concernant le message qu’il apporte, il a affirmé qu’on ne devrait jamais arriver avec un message préfabriqué. Il faut d’abord écouter. Ce que l’on a à dire doit naître de l’écoute attentive des personnes rencontrées. Il a souligné que cela est au cœur de la synodalité : venir comme des hommes et des femmes qui écoutent, à la fois Dieu et leurs frères et sœurs.

À propos du choix du « Notre Père » comme thème de la retraite, il a expliqué que, dans les temps de guerre et de souffrance, la prière est vitale. Le « Notre Père » est la prière par excellence, celle que Jésus lui-même a priée en montant vers Jérusalem, où Il allait souffrir et mourir. Cette prière, a-t-il dit, est un grand don pour chacun, particulièrement dans les moments d’épreuve.

Évoquant la situation sécuritaire à Kyiv, sous les bombardements russes, ainsi que les tensions en Terre Sainte, il a constaté une multiplication des violences dans le monde. Des conflits éclatent non seulement en Europe ou au Moyen-Orient, mais aussi en Afrique, notamment au Soudan du Sud. Dans ce contexte, il a insisté sur la nécessité d’un témoignage chrétien affirmant que la paix est possible et que la guerre n’est pas une fatalité. En temps de guerre, les chrétiens sont appelés à être des hommes et des femmes d’espérance.

Il a rappelé que le sacrement de l’Eucharistie a été institué au moment où tout semblait perdu , lors de la Dernière Cène, alors que la mort et la violence se profilaient. C’est précisément à cet instant que Jésus s’est donné Lui-même. L’Eucharistie demeure ainsi le grand sacrement de l’espérance. Son message aux Ukrainiens, et à tous ceux qui vivent la guerre, est clair : placer leur espérance dans le Seigneur, dont la paix triomphera en définitive.

Enfin, évoquant son livre « Les Sept Dernières Paroles », consacré aux sept paroles du Christ sur la croix et récemment publié en ukrainien, il a expliqué qu’il est profondément lié à l’appel à l’écoute. Dans les temps de violence, la tentation est grande de fermer ses oreilles. Pourtant, il faut apprendre à s’écouter les uns les autres, surtout dans le désaccord. C’est précisément dans ces moments que l’on peut grandir et apprendre.

Il a conclu en soulignant que la démarche synodale est particulièrement précieuse dans un monde marqué par la violence. Lors du consistoire de janvier à Rome, le pape a d’abord demandé aux cardinaux de s’écouter mutuellement. Selon le cardinal Radcliffe, cette culture de l’écoute est un don que l’Église peut offrir au monde : écouter non seulement avec les oreilles, mais aussi avec l’intelligence et l’imagination, en cherchant à comprendre pourquoi les autres pensent différemment.

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