Le ministère des Affaires étrangères du Qatar a annoncé la tenue, à Doha, d’une réunion consacrée à l’évaluation de la mise en œuvre du cessez-le-feu entre le gouvernement de la République démocratique du Congo et l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23). Les discussions s’inscrivent dans le cadre du Ceasefire Oversight and Verification Mechanism, un dispositif de supervision et de vérification de l’agahenge. Le Qatar agit comme médiateur dans les efforts visant à apaiser la crise sécuritaire, notamment dans l’est du pays.
La rencontre a réuni les deux parties autour d’une recherche conjointe de solutions durables aux violences persistantes, avec pour priorité la réduction des tensions militaires dans l’est congolais. Le ministère qatari a indiqué que Kinshasa et l’AFC/M23 avaient par ailleurs signé un document fixant les grandes lignes des thèmes à aborder et les modalités des pourparlers. Ce texte a été entériné par la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL/ICGLR).
Selon la même source, les deux camps ont réaffirmé leur engagement à consolider le cessez-le-feu, conformément aux principes et accords paraphés le 15 novembre 2025 à Doha, qui prévoyaient l’arrêt des hostilités et l’ouverture d’un processus de paix.
Dans un communiqué publié dans la nuit du 2 février 2026, le ministère qatari a déclaré : « Les deux parties ont confirmé leur volonté de mettre pleinement en œuvre l’ensemble des engagements convenus, en soutien aux accords de paix. »
La réunion s’est tenue en présence d’observateurs des États-Unis et de l’Union africaine (UA), ainsi que du Togo, désigné médiateur au niveau de l’UA. Y ont également pris part des représentants de la MONUSCO et de la CIRGL.
Les participants ont procédé à une analyse approfondie de la situation sécuritaire en RDC, identifiant les obstacles persistants à l’instauration d’une paix durable dans l’est du pays. Ils ont souligné la nécessité de mesures concrètes pour améliorer les mécanismes de contrôle et de partage d’informations, essentiels à la consolidation du cessez-le-feu.
Les échanges ont aussi porté sur les dispositifs mis en place par la MONUSCO et la CIRGL pour vérifier le respect de l’agahenge. Il a été décidé de renforcer ces mécanismes afin d’accroître l’efficacité des opérations de maintien de la paix dans une région longtemps éprouvée par les conflits. À cet effet, la MONUSCO a été invitée à déployer des troupes dans la ville d’Uvira, afin de superviser la mise en œuvre du cessez-le-feu et d’établir des canaux de communication facilitant les activités de vérification.
Pour rappel, l’AFC/M23 avait annoncé le 10 décembre 2025 avoir pris le contrôle d’Uvira, avant de se retirer le 17 janvier 2026. Le mouvement affirme que ce retrait répondait à une demande de la communauté internationale, réitérant que son objectif principal demeure la promotion de la paix, tout en accusant le gouvernement congolais de privilégier une option militaire.





