GOMA, République démocratique du Congo, janvier 2026 – La chute de Goma a mis en lumière les difficultés majeures rencontrées par les contingents sud-africains engagés au sein de la mission de la Communauté de développement de l’Afrique australe en RDC (SAMIDRC), confrontés à un encerclement rapide et à des capacités opérationnelles limitées.
Des images diffusées fin janvier 2025 montrant un soldat de la South African National Defence Force (SANDF) tentant de hisser un drapeau blanc sous des tirs nourris ont suscité une vive controverse, alimentant des interprétations divergentes entre appel à un cessez-le-feu et acte de capitulation.
Début janvier 2026, un militaire sud-africain a livré au média spécialisé DefenseWeb un témoignage décrivant une dégradation rapide de la situation sur le terrain. Selon lui, le moral des troupes était initialement élevé malgré des équipements insuffisants, avant de s’effondrer à la suite des combats intenses et des pertes enregistrées à partir du 23 janvier 2025.
D’après ce témoignage, quatorze soldats sud-africains ont été tués lors d’affrontements avec l’AFC/M23 entre le 23 et le 27 janvier. Les soldats de la SANDF auraient ensuite été encerclés, vivant dans des conditions précaires, avec un accès limité à la nourriture et au ravitaillement.
Le militaire met également en cause le comportement de certaines unités des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), accusées d’avoir abandonné des positions, laissé du matériel sur place et, dans certains cas, divulgué des informations opérationnelles. Il évoque une désorganisation généralisée, marquée par des désertions et la revente d’équipements militaires.
Selon ce récit, la responsabilité de cette situation ne relèverait pas uniquement des soldats sur le terrain, mais également des autorités politiques congolaises, accusées de négliger leurs forces armées tout en recourant massivement à des combattants étrangers.
Toujours selon la même source, l’AFC/M23 a progressivement avancé vers Mubambiro avant de chercher à encercler les forces de la SADC. Le 27 janvier, une proposition de cessez-le-feu aurait été transmise à la base sud-africaine de Sake, accompagnée d’un message affirmant l’absence de conflit avec l’Afrique du Sud. Un drapeau blanc a alors été hissé en signe d’acceptation de la trêve.
Cet épisode a toutefois été exploité par l’AFC/M23, qui a ensuite présenté l’événement comme une reddition sud-africaine, après de nouveaux combats à Goma ayant causé d’importantes pertes à la SANDF, selon le témoignage.



