Goma – Un an après le passage de la ville de Goma sous le contrôle de l’Alliance Fleuve Congo/M23, les habitants évoquent une amélioration notable de la sécurité et de la liberté de circulation, dans une région longtemps marquée par l’instabilité et les violences armées.
La prise de la capitale du Nord-Kivu, intervenue en janvier 2025, avait suscité de nombreuses interrogations parmi les analystes et la communauté internationale, notamment sur la capacité du mouvement à instaurer un ordre durable et une administration fonctionnelle.
Douze mois plus tard, si les défis demeurent, plusieurs résidents interrogés décrivent un quotidien moins marqué par la peur, avec une réduction des barrages illégaux et une circulation plus fluide à travers la ville.
« Avant, chaque déplacement comportait des risques. Aujourd’hui, nous circulons sans être arrêtés à chaque carrefour », témoigne un motard, acteur clé du transport urbain à Goma.
Des commerçants font également état d’une reprise progressive des activités économiques, favorisée par un climat sécuritaire jugé plus stable. « Les marchés sont plus fréquentés et les échanges ont repris », explique un vendeur du centre-ville.
Selon plusieurs habitants, des zones auparavant difficiles d’accès, notamment en direction de Masisi, connaissent elles aussi une amélioration de la situation sécuritaire. Les routes seraient désormais praticables et les entraves non officielles largement supprimées, permettant la reprise des flux commerciaux et des déplacements.
Toutefois, certains observateurs soulignent que cette accalmie reste fragile et dépendante du maintien de la discipline sur le terrain, ainsi que de l’évolution du contexte politique et sécuritaire à l’échelle nationale.
Pour de nombreux Gomatraciens, cette période marque néanmoins une rupture avec les années d’instabilité chronique. « La ville revit », résume un habitant, tout en appelant à la consolidation des acquis pour éviter un retour aux violences passées.



