Le mouvement AFC/M23 a annoncé ce dimanche avoir remis plus de 5 000 soldats des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) afin de faciliter leur rapatriement vers Kinshasa.
Dans un communiqué, le mouvement affirme que cette initiative constitue un geste humanitaire visant à démontrer sa volonté de respecter les mesures de confiance et de contribuer à la réduction des tensions, conformément aux principes du droit international humanitaire.
Selon Lawrence Kanyuka, porte-parole de l’AFC/M23, ces soldats étaient détenus au camp de Rugamabo, dans la province du Nord-Kivu, après avoir été capturés sur différents fronts du conflit dans l’est de la République démocratique du Congo. Leur transfert a été effectué sous la supervision du CICR, suivant les procédures établies pour la gestion et l’échange de prisonniers entre les parties en conflit.
Cette opération s’inscrit dans le cadre d’un mécanisme mis en place en septembre 2025, lorsque le CICR a été chargé de superviser les échanges de détenus dans le cadre des efforts de médiation régionale. Ce dispositif avait été formalisé lors d’une cérémonie organisée à Doha, au Qatar, où les deux parties avaient convenu de procédures de vérification et d’échange sous l’égide des médiateurs internationaux.
Malgré cette remise de prisonniers, l’AFC/M23 accuse le gouvernement de Kinshasa de maintenir ce qu’il qualifie d’« attitude d’obstination », affirmant que les autorités refusent toujours de libérer ses combattants capturés ainsi que d’autres personnes que le mouvement considère comme détenues arbitrairement.
Le mouvement accuse également le gouvernement congolais de violations répétées du cessez-le-feu et d’avoir mené une campagne militaire élargie qui, selon lui, affecte les populations civiles et leurs biens.
Face à cette situation, l’AFC/M23 appelle les médiateurs régionaux ainsi que les partenaires nationaux et internationaux à prendre acte de ces violations. Le mouvement avertit par ailleurs que le sang des Congolais versé sous la présidence de Félix Tshisekedi « ne sera ni ignoré ni passé sous silence ».






