Les affrontements se sont poursuivis ce vendredi dans plusieurs zones rurales du territoire de Masisi, dans l’est de la République démocratique du Congo. Selon un habitant joint sur place, les combats ont été « d’une intensité exceptionnelle » tout au long de la semaine.
De violentes frappes de drones, combinées à des combats au sol, sont signalées dans les environs du centre de Nyabiondo, situé à environ 20 kilomètres au nord de Masisi-Centre, sur l’axe menant vers Walikale.
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D’autres localités du territoire de Masisi sont également touchées, a confirmé à BBC Gahuzamiryango le président de la société civile locale.
Le mouvement AFC/M23 affirme que des drones militaires survolent des villages habités par des civils et « larguent des bombes sans distinction », dénonçant un niveau de violences « jamais atteint auparavant ».
Des sources concordantes indiquent par ailleurs que le M23 mène actuellement des contre-offensives en riposte aux attaques menées par les forces armées congolaises (FARDC) et les groupes dits Wazalendo.
Les deux camps s’accusent mutuellement d’avoir violé les engagements de cessez-le-feu et de trêve des combats, alors que la situation s’est nettement détériorée cette semaine, particulièrement à Masisi.

Sadiki Voltaire Batundi, président de la société civile de Masisi, a déclaré à BBC Gahuzamiryango que les déplacements de population se multiplient. « Les civils fuient massivement, mais en réalité, ils n’ont nulle part où aller, car les combats semblent s’étendre partout », a-t-il expliqué.
Il précise que les violences actuelles résultent d’une combinaison de frappes de drones et d’affrontements terrestres.
Il demeure toutefois difficile de vérifier de manière indépendante les informations concernant les positions contrôlées par chaque camp dans ces zones rurales du Nord-Kivu. Ces dernières semaines, les combattants Wazalendo et les FARDC auraient repris certaines localités du territoire après en avoir délogé les éléments du M23.
Cependant, les principaux centres urbains du territoire — notamment Masisi-Centre, Nyanzale, Rubaya et Mweso — restent sous le contrôle du M23.
Face à cette recrudescence des violences, Sadiki Batundi souligne que « la situation humanitaire des populations devient de plus en plus critique », les déplacés ne bénéficiant d’aucune assistance suffisante dans leurs lieux de refuge.
Benjamin Mbonimpa, secrétaire général de l’AFC/M23, accuse la communauté internationale de garder le silence face aux bombardements attribués aux forces de Kinshasa dans les zones contrôlées par le mouvement.
Dans un message publié sur le réseau social X, il a déclaré : « Nous nous défendrons jusqu’à l’instauration de la paix et de la dignité pour tous les citoyens. »
De son côté, l’armée congolaise (FARDC), qui accuse le Rwanda de soutenir militairement le M23, affirme ne pas être à l’origine de la violation de la trêve demandée par le président angolais João Lourenço. Selon elle, c’est le M23 qui aurait lancé les premières attaques contre ses positions.



