Les violences signalées récemment à Minembwe, dans le territoire de Fizi au Sud-Kivu, continuent de susciter de vives réactions au sein de la communauté Banyamulenge et de la diaspora. Le MRDP-Twirwaneho a, dans un communiqué publié le 15 janvier 2026, dénoncé des attaques qu’il attribue aux forces de la coalition gouvernementale de la République démocratique du Congo et à leurs alliés.
Réagissant à cette situation, CEO Officer Jean de Dieu, ambassadeur de la paix des Banyamulenge en Australie, s’est exprimé lors d’un entretien téléphonique avec un journaliste de Afrovera.com . Il affirme que les informations provenant du terrain confirment une grave détérioration de la situation sécuritaire dans plusieurs zones de Minembwe et de ses environs.
« Ce qui se passe aujourd’hui à Minembwe n’est pas un simple affrontement militaire. Il s’agit d’attaques ciblées contre une population civile sans défense, uniquement en raison de son identité », a déclaré Jean de Dieu. Il estime que ces violences s’inscrivent dans une logique d’intimidation et de nettoyage ethnique, visant à pousser les populations locales à l’exode.
Selon lui, plusieurs habitants du Sud-Kivu, contactés directement sur place, lui ont fait part de leur détresse. Ces civils rapportent des bombardements, des déplacements forcés, la destruction de maisons et une peur permanente de nouvelles attaques. « Les populations vivent cachées, sans accès suffisant à la nourriture, aux soins de santé et à la protection. Elles se sentent totalement abandonnées », a-t-il confié, citant des témoignages reçus depuis les zones touchées.

CEO Officer Jean de Dieu indique également que ces habitants l’ont exhorté à porter leur voix au-delà des frontières congolaises, estimant que leurs cris d’alarme ne sont pas suffisamment entendus par les autorités nationales. « Ils m’ont demandé de dire au monde que leur seule faute est d’être Banyamulenge, et qu’ils ont besoin d’une protection urgente », a-t-il ajouté.
Face à cette situation, le CEO Officer Jean de Dieu et ambassadeur de la paix lance un appel pressant à la communauté internationale. Il demande notamment aux Nations unies, à l’Union africaine et aux partenaires internationaux de la RDC d’ouvrir des enquêtes indépendantes sur les violences signalées, de renforcer la protection des civils dans le Sud-Kivu et d’exercer des pressions diplomatiques pour mettre fin aux attaques contre les populations Banyamulenge.
« Le silence de la communauté internationale face à ces crimes est perçu comme une forme de complicité. Il est temps que des actions concrètes soient prises pour sauver des vies humaines », a conclu CEO Officer Jean de Dieu Jean de Dieu.




