GOMA, République démocratique du Congo — CEO Officer Jean de Dieu, Ambassadeur de la paix des Banyamulenge en Australie, a exprimé sa vive inquiétude face à la poursuite des violences visant les communautés banyamulenge et tutsi dans la province du Nord-Kivu. Dans un entretien accordé à Afrovera.com, il a appelé la communauté internationale à « ne pas rester silencieuse » face à la détérioration de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon lui, les attaques ciblées contre des civils se multiplient dans un contexte déjà marqué par des déplacements massifs de population et une crise humanitaire persistante. « Il est inacceptable que certaines communautés continuent de vivre dans la peur alors que des mécanismes de cessez-le-feu existent », a-t-il déclaré.
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La province du Nord-Kivu demeure l’un des principaux foyers d’instabilité du pays. Malgré plusieurs initiatives diplomatiques régionales visant à apaiser les tensions, les affrontements sporadiques entre forces gouvernementales et groupes armés continuent d’être signalés. Les organisations humanitaires présentes sur le terrain font état d’une aggravation des besoins en assistance, notamment en matière d’abris, d’alimentation et de soins médicaux.
CEO Officer Jean de Dieu est également revenu sur l’attaque récente survenue à Rubaya, dans le territoire de Masisi, une zone stratégique notamment en raison de ses ressources minières. D’après ses déclarations, plusieurs responsables de l’AFC/M23 auraient été tués lors de cet incident. Ces affirmations n’ont pas fait l’objet d’une confirmation indépendante au moment de la publication.
Il a mis en cause ce qu’il considère comme des violations des engagements de cessez-le-feu, estimant que « tout accord de trêve perd sa crédibilité lorsqu’il n’est pas respecté par toutes les parties ». Pour lui, la consolidation de la paix passe par un respect strict des engagements pris dans le cadre des processus de médiation régionale.
Les autorités de Kinshasa, de leur côté, ont régulièrement affirmé défendre l’intégrité territoriale du pays et accusent les groupes armés d’entretenir l’insécurité dans l’est congolais. Les responsables de l’AFC/M23 soutiennent, quant à eux, agir pour la protection de certaines communautés qu’ils jugent menacées. Ces positions divergentes continuent d’alimenter la méfiance et compliquent la mise en œuvre effective d’un apaisement durable.
Dans ce contexte, CEO Officer Jean de Dieu appelé à l’ouverture d’enquêtes indépendantes sur les incidents récents et à un renforcement du rôle des partenaires internationaux dans la surveillance du cessez-le-feu. Il a plaidé pour un dialogue inclusif impliquant l’ensemble des parties prenantes, estimant que « la paix doit garantir la sécurité et la dignité de toutes les communautés, sans distinction ».
Alors que les efforts diplomatiques se poursuivent, la situation sécuritaire au Nord-Kivu demeure fragile. Pour de nombreux habitants de la région, l’espoir d’une stabilisation durable repose désormais sur la capacité des acteurs nationaux et internationaux à privilégier la voie politique et à assurer une protection effective des civils.



