18.4 C
Afrique
lundi, mars 2, 2026
AccueilNewsRDC : Azarias Ruberwa alerte sur une escalade des violences à Minembwe...

RDC : Azarias Ruberwa alerte sur une escalade des violences à Minembwe et appelle à une enquête internationale

Date:

Related stories

spot_imgspot_img

Me Azarias Ruberwa, ancien ministre en charge de la Décentralisation et des Réformes institutionnelles en République démocratique du Congo (RDC) et ex-vice-président du pays, a publié une déclaration ferme le vendredi 20 février 2026, exprimant de vives inquiétudes quant à la situation sécuritaire et humanitaire dans les hauts plateaux de Mulenge, au Sud-Kivu, en particulier à Minembwe et dans ses environs.

Dans son intervention, Ruberwa s’est dit préoccupé par la recrudescence des attaques malgré l’annonce d’un cessez-le-feu censé rétablir l’accalmie. Il a rappelé que cette trêve avait été instaurée sous la médiation de l’Angola et soutenue par les États-Unis, mais que, selon lui, les affrontements ont au contraire pris de l’ampleur sur le terrain.

Serivisi za Digital za Afrovera

Dufasha business n’imishinga kugaragara online bin yuze muri serivisi za digital zinoze kandi ku giciro gito cyane.

  • ✔ Gukora Website za business & companies
  • ✔ Posters & Graphic Design
  • ✔ Website Hosting & Domain
  • ✔ Gufungura YouTube Channels za business

Andikira kuri WhatsApp:

+254 700 852 479

Figure bien connue des dynamiques politiques et sécuritaires de l’est congolais, Azarias Ruberwa a été l’un des dirigeants du RCD durant la Deuxième Guerre du Congo. Il a ensuite participé aux négociations de paix ayant conduit à la mise en place des institutions de transition en 2003. Durant cette période, il a occupé l’un des quatre postes de vice-président sous la présidence de Joseph Kabila, avec un portefeuille axé sur les questions politiques et sécuritaires.

Au fil des années, il s’est régulièrement exprimé sur la situation sécuritaire dans les territoires d’Uvira, Fizi et Minembwe, où vit une importante communauté banyamulenge. En 2019, il avait été nommé ministre de la Décentralisation dans le gouvernement de Félix Tshisekedi, mettant l’accent sur la mise en œuvre du principe de gouvernance provinciale et locale prévu par la Constitution.

Dans sa déclaration du 20 février, Ruberwa accuse une coalition composée des Forces armées de la RDC (FARDC), de militaires burundais, de groupes Maï-Maï et des FDLR d’avoir intensifié les attaques contre les civils, en particulier contre les Banyamulenge. Il affirme que, ces deux dernières semaines, des populations civiles ont été visées par des frappes impliquant des drones, des armes lourdes et des bombardements.

Il cite notamment la mort d’un enfant d’un an dans une maison touchée par une frappe de drone, ainsi que celle d’une femme âgée de 101 ans, atteinte par balle. « Les populations sont traquées comme des animaux, visées par des drones et des armes lourdes », déplore-t-il.

L’ancien vice-président accuse également les autorités d’utiliser la famine comme arme de guerre, affirmant que les habitants de Minembwe seraient encerclés et empêchés d’accéder aux marchés et aux denrées alimentaires.

Face à la gravité des allégations et au caractère ciblé des attaques évoquées, Ruberwa appelle à l’ouverture d’une enquête internationale indépendante afin d’identifier les responsabilités et d’établir d’éventuelles violations graves du droit international.

Il exhorte par ailleurs à une intervention humanitaire urgente, mettant en garde contre le risque d’un génocide visant les Banyamulenge. Selon lui, certaines structures étatiques au Burundi et en RDC seraient impliquées dans un plan visant à les éliminer dans les hauts plateaux de Mulenge, notamment à Minembwe, Ndondo, Rugezi, Mikenke et Rurambo.

Ruberwa rappelle que les habitants d’Uvira et de Minembwe disposent des mêmes droits que tous les autres citoyens congolais et que l’État a l’obligation de garantir leur protection sans discrimination.

De leur côté, les FARDC et l’alliance AFC/M23 continuent de s’accuser mutuellement de violations répétées des accords de cessez-le-feu conclus sous diverses médiations, notamment celles de l’Angola, du Qatar ou des États-Unis.

Dans ce contexte, des zones telles que Minembwe, Walikale, Rutshuru, Fizi, Uvira et Masisi restent le théâtre d’affrontements et de déclarations contradictoires, tandis que les civils continuent de payer le prix fort, entre pertes en vies humaines, déplacements forcés et insécurité alimentaire.

La déclaration de Me Azarias Ruberwa met ainsi en lumière la persistance et la gravité de la crise sécuritaire dans l’est de la RDC, particulièrement dans les hauts plateaux de Minembwe. Elle relance le débat sur la protection des civils, la nécessité d’enquêtes indépendantes et l’urgence d’une solution politique durable fondée sur le respect des droits humains et du droit international.

 

Latest stories

spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici