De violents bombardements ont visé, tôt ce lundi matin, des zones densément peuplées de Rumbishi, dans l’est de la République démocratique du Congo, selon plusieurs sources locales.
D’après des témoignages recueillis sur place, les tirs auraient commencé aux alentours de 01h45 (heure locale). Les habitants évoquent des explosions répétées ayant semé la panique au sein de la population civile. Une femme identifiée comme Safi Semakoma aurait perdu la vie lors de ces frappes. Plusieurs autres personnes ont été blessées.
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Deux victimes, Dieme Mudahakana et Muhawe Evariste, ont été admises en urgence dans un centre hospitalier de proximité, selon des sources médicales locales. L’état exact des blessés n’a pas été officiellement communiqué.
Le mouvement AFC/M23 accuse les forces gouvernementales de République démocratique du Congo, soutenues selon lui par des éléments burundais, d’avoir mené un bombardement aveugle visant délibérément des zones habitées, en violation du cessez-le-feu en vigueur.
Dans son Journal Afrique diffusé ce lundi à 4h30 GMT, Radio France Internationale a évoqué une reprise des affrontements dans la région, citant des sources locales faisant état de victimes civiles et de nouveaux déplacements de population.
Les autorités de Kinshasa n’avaient pas, au moment de la publication de cet article, réagi officiellement à ces accusations. Par le passé, le gouvernement congolais a régulièrement accusé le M23 d’être responsable de l’insécurité persistante dans l’est du pays.
La région du Sud-Kivu reste l’un des épicentres des violences armées dans l’est de la RDC. Les affrontements récurrents entre groupes armés et forces gouvernementales provoquent des déplacements massifs de civils et aggravent une situation humanitaire déjà fragile.
Des habitants contactés par téléphone décrivent un climat de peur et de fuite précipitée vers des zones jugées plus sûres. Les gens ont quitté leurs maisons au milieu de la nuit , raconte un responsable communautaire sous couvert d’anonymat.
Alors que les appels au respect du cessez-le-feu se multiplient, les organisations humanitaires alertent sur le risque d’une nouvelle vague de déplacés internes si les hostilités se poursuivent.La situation demeure évolutive et les bilans pourraient s’alourdir dans les prochaines heures.



