20 C
Afrique
lundi, mars 2, 2026
AccueilNewsRDC : le cessez-le-feu du 18 février remis en question par des...

RDC : le cessez-le-feu du 18 février remis en question par des attaques signalées à Minembwe

Date:

Related stories

spot_imgspot_img

Après plusieurs déplacements du Président Félix Tshisekedi à Luanda, les autorités angolaises annonçaient un cessez-le-feu, présenté comme une étape décisive vers la désescalade du conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo. Son entrée en vigueur était fixée au 18 février à minuit, avec l’espoir de créer un climat propice à l’apaisement et à la reprise du dialogue.

Mais sur le terrain, la réalité décrite par de nombreuses sources semble contredire cette promesse. Dès le 29 janvier 2026, des mouvements de troupes auraient été observés vers la zone stratégique dite du « Point zéro ». Des unités des Forces armées de la RDC, appuyées par des éléments burundais, ainsi que par des combattants des FDLR, des groupes Wazalendo et des mercenaires, auraient renforcé leur présence dans cette région sensible.

Serivisi za Digital za Afrovera

Dufasha business n’imishinga kugaragara online bin yuze muri serivisi za digital zinoze kandi ku giciro gito cyane.

  • ✔ Gukora Website za business & companies
  • ✔ Posters & Graphic Design
  • ✔ Website Hosting & Domain
  • ✔ Gufungura YouTube Channels za business

Andikira kuri WhatsApp:

+254 700 852 479

À partir de cette position, des offensives répétées auraient été menées, notamment à l’aide de drones d’attaque décrits comme kamikazes. Selon des témoignages concordants, ces engins auraient été déployés massivement au-dessus de zones habitées, larguant des charges explosives sans distinction apparente entre cibles militaires et civiles.

Plusieurs villages  parmi lesquels Rwitsankuku, Bichumbi, Mutunda, Rugezi, Gakenke et Rubemba — auraient subi des frappes successives, entraînant des pertes humaines et des dégâts matériels importants. Femmes, enfants et personnes âgées figureraient parmi les victimes, alimentant un climat de peur et de désolation au sein des populations locales.

Le fait le plus troublant demeure toutefois la chronologie des événements. Le 18 février, date censée consacrer l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, aurait coïncidé avec une intensification des attaques dans la région de Minembwe. Des incendies auraient ravagé les localités de Karongi et Kalingi, tandis que des bombardements auraient touché Ilundu et ses environs.

Cette concordance soulève de lourdes interrogations. Le cessez-le-feu annoncé devait-il réellement marquer un tournant vers la paix, ou a-t-il servi de couverture à une nouvelle phase des opérations militaires ? Pour de nombreux observateurs, l’écart entre les engagements proclamés et les faits rapportés sur le terrain fragilise la crédibilité du processus de médiation en cours.

Face à ces développements, le silence de plusieurs acteurs régionaux et internationaux interpelle. Alors que des frappes aériennes et des attaques par drones seraient documentées, aucune condamnation claire n’a été formulée publiquement. Cette retenue diplomatique est-elle le fruit d’une prudence calculée ou le signe d’un renoncement moral face aux souffrances des civils ?

La question du traitement différencié des parties au conflit se pose également. Les appels au cessez-le-feu et à la retenue s’appliquent-ils de manière équitable, ou certains acteurs bénéficient-ils d’une forme d’impunité tacite ? Et si l’équilibre des forces venait à changer, la communauté internationale conserverait-elle la même discrétion ?

Une attention particulière se porte enfin sur le rôle du Burundi, dont des unités seraient engagées sur plusieurs théâtres d’opérations. Cette implication alléguée soulève un malaise, alors même que son chef d’État occupe une position de premier plan au sein des instances continentales chargées de promouvoir la paix.

Dans ce contexte, le sentiment d’un « deux poids, deux mesures » gagne du terrain. Or, aucun processus de paix ne peut s’enraciner durablement dans la perception d’injustice ou dans l’exclusion d’une partie des récits et des responsabilités. Reporter la crise ou en masquer les symptômes ne fait que prolonger la souffrance des populations.

La paix ne peut être décrétée. Elle se construit par des actes cohérents, une médiation crédible et une volonté politique affranchie des calculs conjoncturels. Sans cela, le cessez-le-feu restera une déclaration de principe, suspendue au-dessus des peuples comme une promesse sans lendemain.

RDC : le cessez-le-feu du 18 février remis en question par des attaques signalées à Minembwe

Latest stories

spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici