Les rebelles de l’AFC/M23 ont accusé les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) d’exploiter à des fins politiques l’effondrement meurtrier survenu la semaine dernière sur le site minier de Rubaya, dans l’est du pays.
La catastrophe, survenue mercredi dernier, a fait plus de 200 morts, selon des sources locales.
Dans un communiqué publié samedi, le gouvernement de Kinshasa a attribué l’accident à une « exploitation minière anarchique et illégale menée par le Rwanda et le M23/AFC ».
En réponse, l’AFC/M23 a rejeté ces accusations, estimant que les autorités congolaises cherchent à se défausser de leurs responsabilités. Dans une déclaration rendue publique, son porte-parole, Lawrence Kanyuka, a affirmé que Kinshasa « tente de masquer ses propres manquements dans la gestion du secteur minier et la protection des populations civiles ».
Le mouvement affirme que l’effondrement serait dû à de fortes pluies liées à des conditions climatiques exceptionnelles. Il dit également avoir pris en charge l’évacuation et les soins des blessés, tout en présentant ses condoléances aux familles des victimes.
Selon Lawrence Kanyuka, au moins quinze accidents miniers mortels auraient eu lieu par le passé dans des zones alors contrôlées par le gouvernement. La BBC a indiqué ne pas être en mesure de vérifier de manière indépendante cette liste.
La localité de Rubaya est sous le contrôle du M23 depuis 2024. Elle abrite l’une des principales mines de coltan au monde, un minerai stratégique utilisé notamment dans la fabrication de téléphones portables et d’autres équipements électroniques.




