Le bilan de l’éboulement survenu dans un site minier de l’est de la République démocratique du Congo a dépassé les 200 morts, a annoncé mercredi le gouvernement congolais.
Selon plusieurs témoins interrogés par l’AFP, un puits s’est effondré mardi dans la plus grande mine de coltan du pays, située dans l’est du territoire sous contrôle rebelle. Dans un premier temps, un bilan provisoire faisait état de six morts.
Le site minier de Rubaya se trouve à environ 70 kilomètres à l’ouest de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, une zone actuellement contrôlée par le mouvement armé M23, soutenu par le Rwanda selon Kinshasa.
Dans un communiqué, le ministère congolais des Mines a indiqué que « le bilan provisoire fait état de plus de 200 compatriotes ayant perdu la vie, dont 70 enfants, ainsi que de nombreux blessés ».
Il reste toutefois difficile de vérifier de manière indépendante ce bilan, la zone étant particulièrement isolée. Les organisations humanitaires et les grandes structures sanitaires y ont un accès très limité, tandis que les communications y sont fréquemment interrompues.
Ce drame met une nouvelle fois en lumière les conditions extrêmement dangereuses de l’exploitation minière artisanale dans l’est de la RDC, une région riche en minerais stratégiques mais marquée par l’insécurité et la présence de groupes armés.



