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mercredi, février 4, 2026
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RDC : Uvira plongée dans la peur et l’insécurité, la jeunesse lourdement frappée par les violences

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La ville d’Uvira est plongée dans une période sombre marquée par la peur et une insécurité extrême. Depuis le dimanche 18 janvier 2026, à la suite du retrait des combattants de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), la paix tant espérée par les habitants a laissé place aux larmes, aux effusions de sang et à une panique généralisée.

Selon un journaliste d’Afrovera Media basé dans la ville d’Uvira, les habitants ont commencé à dénoncer ouvertement ce qu’ils décrivent comme une recrudescence de violences systématiques visant les civils, en particulier les jeunes, devenus les principales victimes de ces abus. En moins de quatre jours, les informations recueillies sur le terrain dressent un tableau profondément alarmant.

Plus de 25 personnes ont été tuées, pour la plupart de jeunes hommes et femmes abattus alors qu’ils nourrissaient encore l’espoir de vivre en paix et de construire un avenir meilleur. Au moins 60 personnes sont portées disparues, plongeant leurs familles dans une profonde détresse et une souffrance psychologique intense, sans aucune information sur le sort de leurs proches. Par ailleurs, plus de 130 personnes ont été arrêtées de manière arbitraire, parmi lesquelles des chefs de villages, de rues et de quartiers, puis détenues sans fondement légal clair, dans ce que plusieurs observateurs qualifient de tentative d’affaiblissement de la gouvernance locale et de la cohésion sociale.

Ces événements ont suscité colère et profonde tristesse au sein de la jeunesse d’Uvira. Des groupes connus sous le nom de Wazalendo, autrefois perçus par beaucoup comme des alliés et des défenseurs de la nation face aux menaces armées, sont désormais accusés de retourner leurs armes contre les civils. Des jeunes interrogés par Afrovera Media affirment les considérer aujourd’hui comme des ennemis, s’interrogeant sur les raisons pour lesquelles les téléphones des civils sont confisqués sous la menace des armes et pourquoi la vie des jeunes d’Uvira semble avoir perdu toute valeur.

La manière dont ces actes sont commis laisse apparaître un schéma coordonné, mêlant pillages, extorsions, intimidations et assassinats sans justification. Une génération déjà traumatisée par des années de conflit et d’insécurité chronique est désormais victime de violences internes que de nombreux habitants jugent insensées et inacceptables.

Le journaliste d’Afrovera Media rapporte que les appels de la population se multiplient pour que les autorités militaires et civiles rétablissent d’urgence la sécurité à Uvira et prennent des mesures fermes afin de mettre fin à l’anarchie qui alimente les violences contre les civils. Les habitants exhortent également la communauté internationale à ne pas détourner le regard face aux abus commis depuis le 18 janvier 2026, qu’ils considèrent comme de graves violations des droits humains.

Les voix de la jeunesse d’Uvira s’élèvent désormais avec urgence et détermination, portant un message clair et unanime : trop, c’est trop. Les tueries doivent cesser.

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