Un drame bouleversant s’est produit ce vendredi 20 mars 2026 dans le village de Karongozi, en province du Sud-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo. Un enfant de 14 ans, identifié comme Ndikumwami Sibomana, a été tué à la suite d’une frappe de drone qui, selon certaines sources, aurait été lancée depuis le territoire burundais.
L’information a été rapportée par le CEO Officer Jean de Dieu, Ambassadeur de la paix des Banyamulenge en Australie, lors d’un entretien téléphonique accordé à Afrovera.com.
Selon ses déclarations, cette attaque intervient peu de temps après la visite en Burundi de plusieurs personnalités banyamulenge, notamment Gakunzi Karanzi, Ntagora Marcel, Byabagabo Charle, Ganza Gasore, Manyota Muparo, Ritikanga Yakutumba et Mbayahaga Kibukira, qui s’y étaient rendues pour exprimer leur reconnaissance au président burundais Évariste Ndayishimiye.
Profondément affecté par cet événement, Jean de Dieu a exprimé son indignation face à la mort d’un civil, en particulier un mineur, qualifiant l’acte de « profondément choquant et inacceptable ».
« Il est inadmissible qu’un enfant innocent perde la vie dans de telles circonstances. Ces actes doivent être fermement condamnés par la communauté internationale », a-t-il déclaré.
Il a également dénoncé ce qu’il considère comme des manœuvres de communication visant à présenter certaines initiatives comme des efforts de paix, tout en accusant, en parallèle, des acteurs impliqués de participer à des actions violentes sur le terrain.
Dans la même intervention, le CEO Officer Jean de Dieu a critiqué certains membres de la communauté banyamulenge regroupés au sein d’un mouvement dénommé « AKAGARA », les accusant de compromettre les intérêts de leur propre communauté.
Par ailleurs, il a lancé un appel pressant à la communauté internationale, l’exhortant à ne pas rester silencieuse face aux violences persistantes visant les Banyamulenge au Sud-Kivu ainsi que les populations tutsies dans le Nord-Kivu.
Ce nouvel incident intervient dans un contexte de dégradation continue de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, marqué par une intensification des affrontements et l’usage croissant de technologies militaires, notamment les drones, suscitant de vives inquiétudes quant à la protection des populations civiles.
À ce stade, aucune confirmation indépendante n’a encore été apportée concernant les circonstances exactes de cette frappe ni l’identité des responsables.




