En République démocratique du Congo (RDC), la reprise de contrôle de la ville d’Uvira par les milices Wazalendo, appuyées par les Forces armées de la RDC (FARDC), a entraîné un déplacement massif de populations civiles. Des milliers de personnes ont été contraintes de fuir leurs domiciles, dans un contexte marqué par des tensions sécuritaires persistantes dans le Sud-Kivu.
Selon des informations rapportées par Radio France Internationale et récemment confirmées par Human Rights Watch, les déplacés sont majoritairement issus des communautés banyamulenge et d’autres Congolais d’origine tutsie, qui craignent des représailles ciblées à la suite des récents développements militaires.
Parallèlement, d’autres habitants ont également pris la fuite après avoir été accusés de collusion avec l’Alliance Fleuve Congo / M23 (AFC/M23), un groupe armé qui avait occupé la ville d’Uvira pendant plus d’un mois avant de s’en retirer définitivement le 17 janvier.
La majorité des personnes déplacées se sont réfugiées dans les villages situés dans la plaine de la rivière Ruzizi, notamment dans la localité de Kamanyola. Sur place, les conditions humanitaires demeurent préoccupantes : les déplacés vivent sans accès suffisant à l’aide humanitaire, à la nourriture, aux soins de santé et à des abris adéquats.
Les organisations de défense des droits humains appellent les autorités congolaises et la communauté internationale à garantir la protection des civils, à prévenir toute forme de représailles communautaires et à faciliter l’accès urgent de l’aide humanitaire aux populations affectées. Dans un contexte régional déjà fragile, cette nouvelle vague de déplacements vient alourdir une crise humanitaire qui ne cesse de s’aggraver dans l’est de la RDC.



