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mercredi, février 4, 2026
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Uvira : Wazalendo et FARDC détruisent des maisons banyamulenge, pillent et tuent des civils, révèle CEO-Officer Jean de Dieu

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Dans l’est de la République démocratique du Congo, la situation sécuritaire dans la ville de Uvira continue de se détériorer gravement, marquée par des violences répétées contre les populations civiles. Selon les informations communiquées à Afrovera.com par CEO-Officer Jean de Dieu, Ambassadeur de la Paix des Banyamulenge en Australie, des combattants Wazalendo, opérant aux côtés des Forces armées de la République démocratique du Congo, mènent actuellement des opérations de destruction d’habitations, de pillage et de répression meurtrière visant des civils.

Selon les témoignages recueillis, des maisons appartenant à des familles banyamulenge sont systématiquement saccagées ou incendiées dans plusieurs quartiers d’Uvira et de ses environs. Ces actes s’accompagnent de pillages massifs de biens privés, laissant de nombreuses familles sans abri ni moyens de subsistance. Les violences ne se limitent pas aux destructions matérielles : des civils continuent d’être tués dans un climat de peur généralisée.

CEO-Officer Jean de Dieu précise que les victimes sont ciblées principalement en raison de leur apparence physique, de leur identité supposée banyamulenge ou de leur position perçue comme non alignée sur la politique de Kinshasa. Sur le terrain, explique-t-il, la simple ressemblance avec un Banyamulenge ou le soupçon d’opposition au pouvoir central suffit pour être assimilé à un ennemi, exposant ainsi les civils à des représailles immédiates et parfois mortelles.

Il rappelle par ailleurs qu’une situation radicalement différente prévalait lorsque les éléments de AFC/M23 étaient présents à Uvira. D’après les habitants, aucun incident majeur n’avait été signalé durant cette période : la population circulait librement, des activités de développement communautaire avaient commencé et certains déplacés internes envisageaient même de rentrer chez eux, convaincus que l’arrivée de l’AFC/M23 avait instauré un climat de calme et de sécurité. Cette accalmie avait nourri un sentiment d’espoir parmi les civils, qui percevaient alors Uvira comme une zone relativement pacifiée.

La situation s’est toutefois brusquement détériorée après le retrait des forces de l’AFC/M23. Depuis le redéploiement de la FARDC appuyée par les Wazalendo, les habitants font état d’une recrudescence des violences : meurtres ciblés, destructions d’habitations et vols systématiques de biens. Des familles entières sont aujourd’hui contraintes de fuir leurs maisons pour échapper aux attaques, tandis que celles qui restent vivent dans une angoisse permanente.

À cette crise sécuritaire s’ajoute une évolution régionale jugée particulièrement préoccupante. Des informations concordantes indiquent que le Burundi se prépare à redéployer environ 5 000 soldats dans la ville d’Uvira, alors que ces troupes avaient précédemment quitté la zone.

Cette perspective intervient après des démarches diplomatiques entreprises entre le 13 et le 15 janvier, au cours desquelles Bujumbura avait sollicité l’appui des États-Unis pour faciliter un contact avec le Rwanda, à la suite du retrait des forces burundaises d’Uvira. Selon plusieurs sources, le Burundi s’était alors engagé à ne pas redéployer ses forces à Uvira ni dans plusieurs zones proches de la frontière rwandaise, ce qui rend l’éventualité d’un retour militaire d’autant plus inquiétante pour les civils.

Dans ses déclarations à Afrovera.com, CEO-Officer Jean de Dieu appelle les autorités congolaises à assumer pleinement leur responsabilité de protection des populations civiles, sans discrimination ethnique ou politique. Il exhorte également la communauté internationale à exercer une pression accrue afin de mettre un terme aux violences, aux pillages et aux destructions d’habitations, et à prévenir toute escalade militaire supplémentaire dans le Sud-Kivu.

Afrovera.com continuera de suivre de près l’évolution de la situation à Uvira et de documenter les faits, alors que les habitants de la région demeurent confrontés à une crise sécuritaire et humanitaire d’une gravité croissante.

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