Le porte-parole de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), Lawrence Kanyuka, a annoncé ce mercredi 8 avril 2026 qu’une frappe de drone de combat attribuée aux forces de la coalition du régime de Kinshasa a visé, vers 16 heures, la zone densément peuplée de Nyabyondo, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu.
Selon cette déclaration, l’attaque aurait causé d’importants dégâts matériels, notamment la destruction de plusieurs habitations civiles. De nombreuses familles innocentes se retrouvent ainsi plongées dans une situation de détresse, contraintes de faire face aux conséquences immédiates de cette frappe dans une région déjà fragilisée par des années de conflit.
Cette opération militaire intervient dans un contexte particulièrement sensible, à seulement quelques jours de l’ouverture d’un nouveau cycle de pourparlers de paix à Doha. Une coïncidence que l’AFC/M23 considère comme préoccupante, estimant qu’elle risque de compromettre les efforts en cours pour parvenir à une désescalade durable de la crise.
Par ailleurs, l’AFC-M23 affirme poursuivre la documentation des violations répétées du cessez-le-feu. Le mouvement dénonce également ce qu’il qualifie de refus « obstiné et inacceptable » du gouvernement de Kinshasa de procéder à la libération de ses membres détenus, qu’il considère comme arbitrairement emprisonnés dans différentes prisons à travers la République démocratique du Congo.
Alors que la communauté internationale garde les yeux tournés vers les négociations à venir, cet incident relance les inquiétudes quant à la stabilité sécuritaire dans l’est du pays et à la volonté réelle des parties impliquées de s’engager pleinement dans un processus de paix crédible.




