Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a pris la parole lors du prestigieux National Prayer Breakfast, organisé à Washington, où il a prononcé une prière empreinte de spiritualité, appelant à la paix, à la réconciliation entre les peuples et les nations, ainsi qu’à la compassion envers les victimes des conflits et les réfugiés à travers le monde.
S’exprimant devant un parterre de dirigeants politiques, religieux et diplomatiques, Félix Tshisekedi a tenu à remercier les organisateurs pour l’honneur qui lui était fait, soulignant qu’il était « le premier président africain à prononcer une prière » dans ce cadre qu’il a qualifié de « l’un des rassemblements spirituels les plus connus au monde ».
S’appuyant sur l’Évangile selon Matthieu, chapitre 5 « Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu » le chef de l’État congolais a exhorté les participants à « apprendre à bâtir des ponts là où les relations sont fragilisées ». Dans sa prière, il a invoqué Dieu afin que la réconciliation prévale aussi bien entre les individus qu’entre les nations, pour que « la paix, la justice, la liberté, la sécurité et la dignité humaine règnent partout dans le monde ».
Cette intervention s’est déroulée alors que la RDC demeure confrontée à un conflit armé persistant dans sa partie orientale. Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir le mouvement armé M23, des accusations fermement rejetées par Kigali.

Félix Tshisekedi a insisté pour que cette prière ne soit pas perçue comme un simple rituel protocolaire, mais qu’elle puisse « donner à chacun, ici présent et ailleurs, la capacité morale et spirituelle de répondre aux défis majeurs auxquels l’humanité est confrontée ».
Présent à la cérémonie, le président américain Donald Trump a salué la participation de son homologue congolais, tout en peinant à prononcer correctement son nom. « Nous sommes aujourd’hui avec un homme très courageux, un homme remarquable, le président du Congo… président… président, levez-vous s’il vous plaît », a-t-il lancé sous les regards de l’assistance.
Donald Trump a également affirmé être conscient des difficultés auxquelles Félix Tshisekedi fait face, se voulant rassurant : « Les choses vont s’arranger. Rien n’est facile, mais tout ira bien. » Il a par ailleurs évoqué la signature d’importants accords miniers entre les États-Unis et la RDC, qualifiés par lui de « plus grands accords miniers jamais conclus entre l’Amérique et l’Afrique ».
Le National Prayer Breakfast est un événement annuel organisé chaque premier jeudi de février à Washington. Il a été instauré en 1953 sous la présidence de Dwight D. Eisenhower, à l’initiative de l’évangéliste Abraham Vereide, un immigrant norvégien installé à Seattle. Depuis, plusieurs pays, y compris en Afrique, ont adopté des formats similaires de cette rencontre mêlant foi, diplomatie et politique.




