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RDC : Patrick Muyaya accusé de se muer en porte-voix du FDLR et du clan Habyarimana

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Le porte-parole du gouvernement de la République démocratique du Congo, Patrick Muyaya Katembwe, a montré qu’il n’hésitait plus à soutenir et défendre le groupe terroriste FDLR ainsi que l’entourage de Juvénal Habyarimana, ancien président du Rwanda de 1973 à 1994.

Le 7 avril 2026, le Rwanda a lancé les activités de commémoration du 32ᵉ anniversaire du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994, planifié par le régime Habyarimana. Plusieurs pays se sont joints à ces commémorations, tandis que la RDC a entamé des actions perçues comme une banalisation du génocide et une valorisation de ses auteurs.

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Des informations fiables indiquent que le fils de Habyarimana, Jean-Luc, s’est rendu à Kinshasa où il a été accueilli avec honneur et a échangé avec des responsables congolais sur une possible collaboration contre le gouvernement rwandais.

Le président de la RDC, Félix Tshisekedi, envisagerait de restructurer le FDLR afin de renforcer ses capacités pour déstabiliser le Rwanda et renverser son régime. Dans ce projet, Jean-Luc serait pressenti pour en prendre la direction.

Ces éléments s’ajoutent à une coopération de longue date entre les forces armées congolaises, certains responsables étatiques et le FDLR, renforcée notamment lors des opérations conjointes contre la coalition AFC/M23, qui contrôle une grande partie des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Le 7 avril 2026, Patrick Muyaya a profité des commémorations du génocide pour accuser les victimes d’être à l’origine de l’insécurité en RDC, affirmant qu’elles s’appuieraient sur le FDLR et son idéologie génocidaire.

 

Il a également tenté de disculper Jean-Luc, qui avait déclaré le 26 mars 2026 qu’il était libre de se rendre à Kinshasa et de rencontrer qui il souhaitait, en le présentant comme une personne sans responsabilité, affirmant qu’il n’était pas un « combattant ».

Muyaya est allé plus loin en affirmant que Jean-Luc et d’autres partenaires rwandais étaient des amis venus à Kinshasa dans une démarche de paix, exprimant le souhait d’un rapprochement entre la RDC et le Rwanda.

Dans la nuit du 6 avril 1994, l’avion transportant Juvénal Habyarimana et le président burundais Cyprien Ntaryamira a été abattu à l’approche de l’aéroport de Kigali, alors qu’ils revenaient d’Arusha en Tanzanie, où se tenaient des négociations de paix.

Certains négationnistes soutiennent que cet événement a déclenché le génocide. Toutefois, des preuves historiques montrent que celui-ci avait été préparé de longue date par le régime Habyarimana, notamment à travers des persécutions antérieures contre les Tutsi et l’acquisition d’armes modernes et traditionnelles destinées à leur extermination.

Des sources issues notamment des services de renseignement indiquent qu’au moment de l’attentat contre l’avion présidentiel, des listes de Tutsi à éliminer avaient déjà été établies, notamment dans le quartier de Kanombe, où les massacres ont effectivement débuté dès le 7 avril 1994.

Aujourd’hui, la communauté internationale est appelée à poursuivre plus de 1000 génocidaires encore en fuite dans plusieurs pays, dont la RDC, et à sanctionner les actes de négation et de banalisation du génocide. Muyaya estime également que les familles de Habyarimana et Ntaryamira devraient obtenir justice.

Cependant, il ignore que certains collaborateurs de l’État congolais, notamment d’anciens officiers des forces armées rwandaises (Ex-FAR), sont identifiés comme responsables de l’attentat contre l’avion présidentiel, selon les conclusions d’enquêtes.

Une enquête menée en 2012 par les juges français Marc Trévidic et Nathalie Poux a établi que les missiles ayant abattu l’avion provenaient du camp militaire de Kanombe, alors occupé par des éléments des Ex-FAR.

Muyaya se préoccupe davantage de la famille Habyarimana que de plus d’un million de victimes du génocide.

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