Les autorités de la République démocratique du Congo ont affirmé qu’une tentative d’intrusion visant l’épouse du président, Denise Nyakeru Tshisekedi, aurait été déjouée lors de sa visite officielle à Washington.
Selon le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, des individus non identifiés auraient tenté de « s’introduire dans l’hôtel » où séjourne la Première dame, en déplacement aux États-Unis à l’invitation de l’administration américaine. Il a toutefois tenu à rassurer l’opinion publique en indiquant que « la Première dame est saine et sauve ».
S’exprimant mardi lors d’une intervention relayée par la radio et la télévision nationales (RTNC), Patrick Muyaya a précisé que les autorités congolaises avaient été informées de cet incident et qu’une collaboration étroite est en cours avec les services américains afin d’établir les circonstances exactes des faits.
Le porte-parole n’a cependant pas confirmé si les individus en question avaient réussi à pénétrer dans la chambre occupée par Denise Tshisekedi.
Sans apporter de preuves concrètes, Patrick Muyaya a également évoqué la possibilité d’une implication du Rwanda dans cet incident. Il a déclaré que Kinshasa avait « déconstruit le narratif mensonger du Rwanda » dans le cadre des efforts diplomatiques en cours pour le retour de la paix dans l’est de la RDC.
Aucune réaction officielle n’avait été enregistrée du côté de Kigali au moment de la publication de ces déclarations.
Depuis plusieurs mois, les tensions restent vives entre la RDC et le Rwanda, notamment en raison des accusations récurrentes portées par Kinshasa, des experts des Nations unies et plusieurs pays occidentaux, selon lesquelles Kigali soutiendrait militairement le mouvement rebelle M23, notamment en lui fournissant des troupes, du matériel et un appui stratégique.
Le Rwanda rejette fermement ces accusations, affirmant avoir uniquement pris des « mesures de défense » face aux menaces sécuritaires à ses frontières.
Denise Nyakeru Tshisekedi effectue cette visite aux États-Unis aux côtés d’autres Premières dames, dont celle du Burundi, dans le cadre d’une série d’activités diplomatiques et de coopération internationale.





